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Je m’explique. Une des chose les plus difficiles pour un gars, c’est de se «mettre la corde au cou». |
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Le noeud gordien
Les hommes vivent actuellement une véritable crise de la cravate.
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Or, porter une cravate, c’est précisément l’antithèse physique de ce blocage psychologique. Tous les matins, les hommes se mettent la corde au cou!
Chaque jour, face au miroir, ils exécutent le même nœud dans le même sens et le serrent avec la même intensité. Mais (et c’est là toute la nuance) dans un bout de tissu différent!
Chez le psy-chic, on appelle ce phénomène la «Psychologie contradictoire de la cravate masculine». Ou encore, le rôle de la cravate inversé.
C’est simple. Que ce soit en couple ou en business, se mettre la corde au cou implique forcément des meetings, de la négociation, des affronts et le sentiment d’être légèrement coincé. Dans les deux cas, le nœud coulant (ajustable en tout temps) demeure la seule issue.
Lorsqu’on s’attarde au phénomène, on constate également que le port de la cravate suit le courant de la société actuelle.
S’il est maintenant tout à fait acceptable de se présenter dans une soirée chic en «complet sans cravate», il aussi normal de vivre une relation saine et durable sans se mettre la corde au cou (ce qui ne veut pas dire dépourvue d’attachement).
Dans le livre Comment passer du Nœud au Nous sans se casser le cou, on traite d’ailleurs de la cravate comme du cordon ombilical de la testostérone. On y apprend notamment comment couper le fameux cordon… pour ensuite le rattacher à notre goût.
Selon l’Ordre des cravatés d’Or, le secret réside aussi dans les motifs de base. Comme la cravate représente le point central de l’apparat masculin (et donc le médium d’expression No 1 de l’Hummus Business moyen), les motifs demeurent les principaux vecteurs de stimuli. Sont-ils originaux, rigolos, frivoles? Ou bien linéaires, unis et sans relief?
Pour un couple au cœur d’une crise de la cravate, la solution serait donc de varier les motifs, ou de s’amuser à décliner les textiles dans une série de jeux drôles (et non «de rôles») impliquant des personnages «étoffés» comme la dure à cuire, la poule de laine ou la catin de satin.
Enfin… Pour ceux qui y tiennent vraiment.
Pour ma part, je préfère jouer la carte inverse, c’est-à-dire : porter moi-même la cravate (très tendance en ce moment)! Mais encore faut-il que j’apprenne à faire un nœud parfait…
Comme quoi il faut être deux pour aboutir à un dénouement heureux!


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